Publié dans Société

Education - Reprise des cours dans les établissements publics si...

Publié le dimanche, 02 novembre 2025

Six semaines de suspension des cours. La nouvelle ministre de l’Education nationale, Elys Karena Hanitriniaina, a annoncé la reprise des cours dans les établissements publics. Autrement dit, les élèves devraient être sur les bancs de la classe dès aujourd’hui. Cette annonce officielle fait suite à une série de rencontres de la ministre de tutelle avec divers représentants des directeurs, proviseurs et chefs ZAP, durant le week-end dernier. Jusqu’à hier en fin d’après-midi, le siège du ministère de tutelle à Anosy a été le théâtre de diverses rencontres et réunions, avec des allers-retours, des applaudissements et des mécontentements.

 

« Le Gouvernement actuel a déjà considéré toutes les revendications des enseignants et personnels administratifs, auparavant négligés. Même si nous sommes encore en pleine période de transition, nous avons tout pris en compte. C’est pourquoi je lance un appel au calme et sollicite les enseignants à reprendre leurs activités, pour l’intérêt général, notamment celui des élèves », a déclaré la ministre de tutelle, hier face à la presse. Pourtant, des associations d’enseignants ont campé sur leur position de poursuivre la fermeture des établissements publics pour cette semaine, malgré l’annonce de reprise des classes. « Tant que nos revendications sur terrain ne soient pas satisfaites, attestées par des signatures, nous allons poursuivre notre manifestation », ont-ils avancé samedi dernier.

Elèves et parents dans l’angoisse

Alors que l’enseignement dans les établissements privés ont repris depuis maintenant quelques semaines, celui dans les écoles publiques reste en suspens. La majorité des élèves, notamment ceux dans les Circonscriptions scolaires des grandes villes et périphéries, ont cessé d’aller en classe depuis le 25 septembre dernier. Après les manifestations populaires, les résolutions et les changements engendrés, les enseignants ont poursuivi leurs revendications. Les élèves et leurs parents, angoissés, se posent beaucoup de questions quant à la poursuite de l’enseignement. « Nous ne savons plus à quel saint de vouer, tellement tout a basculé en peu de temps. Avec mes camarades, nous ne cessons de faire des allers et retours en ville pour s’informer de la reprise ou non des cours, mais nous rentrons toujours bredouilles », nous confie Noellah R., lycéenne inscrite dans un établissement public situé en centre-ville. « J’espère que la reprise des cours sera effective demain puisque les élèves ont déjà perdu deux mois pour cette année scolaire. Les cours de rattrapage risquent d’être intenses, notamment pour ceux en classe d’examen. Dans le cas contraire, ce serait vraiment catastrophique de sacrifier les élèves pour des revendications non satisfaites », ajoute Yvon A., père de 2 enfants, l’une collégienne et l’autre lycéen. Quoi qu’il en soit, la suite de cette affaire sera connue ce jour !

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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